Bonjour les petits potes,

Il faisait beau, le ciel était bleu, le slip commençait a frétiller au rythme des décolletés profonds. Pendant ce mois de juillet et l’arrêt temporaire du sacro-saint football, un homme doit bien occuper son temps et son esprit (histoire de ne pas tout casser avec une batte). J’aurais pu squatter dans les musées mais les types se pignolant sur la noirceur chez Basquiat me donnent envie de taper leur tête contre la mienne. L’été c’est chouette mais derrière les barreaux, carrément moins.

Pourquoi ne pas entrer dans le 21ème siècle et enfin utiliser son téléphone pour autre chose qu’appeler et envoyer des SMS franchement ? Pourquoi ne pas tenter de rencontrer enfin l’amour en utilisant les fameuses « appli » chers à nos putains de millenials ?

Après quelques manipulations pour trouver comment installer une foutue « appli' » sur un téléphone (putain tu me manques Nokia 3310), j’arrive enfin sur Tinder.
Pour faire les choses dans l’ordre et pour être sur de pouvoir CHOPER, j’ai fait évidemment mes devoirs. Quelques épisodes de Queer Eye pour savoir ce que veulent les femmes de nos jours, regarder Christine Cordula sans rien casser (exploit sa mère) pour savoir comment on se fringue chez ces connards de parisiens, un peu de Vogue et on est prêt à entrer dans le fameux monde de la seducción.

Je vous avouerai que j’ai eu du mal à me lancer en étant moi-même. Je reste en maillot de la Juventus les trois quarts du temps, mes frocs ont toujours des tâches de sang dessus, mes pompes sont à moitiés déchirées et mes tifs sont jamais vraiment coiffés. A part des richards homosexuels qui veulent s’accoquiner avec de la racaille de la rue, j’allais vraiment pécho personne. L’espace d’un voyage sur l’appli, j’allais être quelqu’un d’autre.

Gennaro, 29 ans, un mec 1m85, qui prends des douches tous les jours et athlétique. Grand fan d’échecs (le jeu avec les chevaux la), de peinture, de cinéma, de musique et qui aime parfois jouer aux jeux vidéo, surtout quand c’est Super Mario ou Sonic. Un mec bien poli, qui adore déjà ta maman et ta meilleure amie. Le genre de gars qui boutonne le haut de sa chemise parce que c’est la mode. Le rêve de toute bonne femme. Je vous explique comment ça s’est passé.

LES FEMMES SONT CHIANTES A MOURIR

Même si ça paraissait comme une évidence pour la plupart des gens, Tinder te rappelle que les femmes sont chiantes à mourir. Ça se voit qu’elles n’ont pas passé leur enfance à taper Galsia et Y.Signal sur Streets of Rage 2, elles aiment TOUTES les mêmes trucs.

« J’adore voyager« , « J’adore la bouffe« , parfois elles font les cools en disant qu’elles aiment la bière et finalement elles boivent cette pisse de Carlsberg. Aussi, elles font toujours les mêmes photos de profil pour faire genre qu’elles sont canons. Les femmes sont en fait une répétition des mêmes trucs mais avec des bonnets différents. Toujours les mêmes références, toujours la même façon de voir les choses, « être libre et faire des photos à la plage« . Vraiment ça se passe pas spécialement bien pour un début, et aucune d’elles ne mentionnent la Juventus, le football, le basket ou poursuivre des supporters du Chamois Niortais dans des ruelles sombres. Bordel, je commençais à me dire que j’ai fait une monumentale connerie d’avoir installer cette merde de Tinder.

Y’A PAS QUE LES GARS QUI PEUVENT ETRE DE GROS CASSOS

J’imagine bien ce que ça doit être quand on est une femme sur Tinder face à des jackys assoiffés. Des invitations régulières pour voir des zboubs, des phrases méchantes, peu de manières et forcément beaucoup BEAUCOUP de relous de manière générale.
Naïvement, je pensais que du côté des garçons, on allait être épargnés par ce genre de choses mais que neni. Les femmes aussi peuvent être lourdement connes sans bien s’en rendre compte.

Tinder fonctionne avec un système simple : tu likes quelqu’un, si l’autre personne te like en retour, un Match se crée et une discussion privée s’entame. C’est à dire que le principe de base c’est d’aimer un peu la personne que tu likes pour pouvoir discuter avec. Forcément des gens ne comprennent pas le principe, c’est la où le fait de savoir comment faire des screens avec un téléphone fonctionne aurait pu être utile pour cet article mais j’ai jeté très vite beaucoup de personnes.

Exemple, j’ai matché, pour la science, une personne que l’on nommera Grosseputula, qui proposait très peu de photos de sa tronche (ou un quart seulement) et qui affichait clairement dans sa bio sa volonté de « ne pas aimer quelqu’un que sur son physique« . Quand le principe de base de l’appli c’est de montrer sa tronche, l’idée peut paraître stupide. Qu’importe, j’ai liké fièrement cette personne pour voir si le fait d’être « mystérieuse » quand on est une femme fonctionne.

Le match se fait et première phrase de Grossputula : « C’est du gel que tu mets dans tes cheveux ? » Tout Gennaro que je suis, j’ai mis effectivement de la cire dans mes cheveux et j’affiche le plus beau sourire à l’italienne que je peux. « Salut ! C’est pas du gel mais de la cire, pourquoi ? » réponds-je comme un parfait canard en lieu et place de lui rappeler que la politesse existe à cette connasse. « Beurk ! C’est dégueu.« 

….

Grosseputula n’a pas pu observer cette scène qui se déroulait dans mon cerveau à ce moment la mais elle a rapidement compris qu’elle avait fait une connerie en disant « Beurk » tandis qu’elle ne voulait pas qu’on juge quelqu’un pour son physique.

DES EXCEPTIONS A LA RÈGLE

Est-ce que c’est forcément la même merde à chaque fois ? Tinder n’est quand même pas un gouffre sans fond, même si on n’arrive pas forcément à entendre tout de suite le « toc » quand y jette un caillou. On tombe sur des personnes très charmantes et même si elles ne sonnent pas comme de futures prétendantes, on reste agréablement surpris par ces bonnes femmes si on leur laisse leur chance.

Parfois on a même plus de chance que ça. On tombe sur quelqu’un qui aime la Juventus, le football, courir après les supporters du Chamois Niortais. Quelqu’un qui donne envie de se donner entièrement et qui préfère Hooligan Sensible à Gennaro. Une personne qui préfère aller voir le LOSC que les restos de péteux. Y’a donc des personnes tout à fait spéciales. Finalement Tinder, c’est ce qui se passe aussi dans la vie, il suffit simplement de plaire à la bonne personne.

CONCLUSION

Messieurs les bourrins lecteurs du Coin du Bourrin et qui aiment les choses de bourrins, quand vous êtes sur Tinder, apprenez à être ce que vous êtes sincèrement sans devenir un Gennaro, un gars que vous n’êtes pas, pour plaire. Même si l’appli ressemble à un CV et une lettre de motivation pour pouvoir pécho, cela ne veut pas dire qu’il faut mentir en disant que vous avez eu une mention folle au Baccalauréat.

Évitez d’être des jackys dégueulasses, soyez polis et courtois au départ et vous trouverez forcément à un moment une personne avec qui ça colle tellement qu’elle vous invitera a casser la barrière de la pudeur. Elle rira même quand viendra la blague de « Toto qui explose dans sa combi’ de l’espace parce qu’il a pété dedans ». Suffit d’être patient, de pas forcément attendre le truc de malade dès le premier match et vous allez avoir une bonne surprise à l’arrivée.

A bientôt les bourrins.

Publié par Hooligan Sensible

Rédac-chef de ce bordel.

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