Bonne année les bourrins.

Netflix met toujours autant de flouzes pour se procurer des flims ou des programmes de qualités produits par des gens talentueux sur la planète. T’as toujours un truc à découvrir et parfois, même si c’est pas aussi sexy que certaines productions tape à l’œil, tu tombes sur de sacrés surprises quand tu franchis la barrière du « ça me remue pas assez les boules pour que je clique« .

C’était clairement le cas avec Sunderland ’til I die.

Vraiment, même si j’aime beaucoup le football, rien ne me donnait envie de regarder quelque chose qui parle de Sunderland. C’est pas spécialement un club que j’apprécie, j’ai aucune affinité avec eux, ils jouent pas spécialement bien non plus… Rien te force à le regarder à part peut-être la curiosité de voir comment on parle d’un club qui évolue en Championship (la Ligue 2 anglaise) alors qu’il s’était donné d’énormes moyens pour rester en Premier League, mais même ça à la limite tu peux t’en passer.

J’ai finalement regardé parce que quelqu’un de plus aventureux que moi s’est penché dessus et m’a encouragé pour le regarder. Après tout pourquoi pas ? Je vous raconte le bordel sans spoilers.

DES HOMMES, DE LA BIÈRE, DU FOOTBALL

Le football a toujours été le terrain privilégié de la classe ouvrière et Sunderland n’y coupe pas. Coincé dans un Nord-Est anglais pas sexy où t’as pas grand chose d’autre pour sortir de ton quotidien que le foot, les fans de Sunderland ont le club très à cœur et sont très déterminés. Le docu’ tourne autour de ces gens et du fait que la relégation est un sacré coup au moral pour l’ensemble d’une ville, où même le pasteur du coin fait une prière pour que Sunderland se tire un peu les doigts quand ça va mal.

On se retrouve au milieu de tout ça et on a aussi le point du vu du club, à reconstruire évidemment comme tout club qui redescend. Le point commun entre les deux points de vue, c’est que tout le monde à les mêmes attentes : faire autre chose les week-ends que de jouer Derby County, Brentford et autres clubs dégueulasses. On hésite pas à dire que Sunderland est un grand club (alors que leur dernier titre de champion d’Angleterre date de 1936) et qu’il est pas à sa place, soit. On attaque donc la saison de Championship dans ce foutoir, la confusion générale du public et un club qui n’a pas d’autres ambitions que la remontée directe.

MALCHANCE OU MANQUE DE TALENTS ?

Difficile de parler vraiment de la saison en sachant que, si tu suis bien le football, tu sais déjà quel est le sort du club. Cela dit, cela permet de voir comment tout cela s’est produit en interne et la grande question quand on regarde (avec ce qui nous est donné évidemment) c’est : est-ce que le club a finalement de la malchance ou est-ce qu’ils manquent vraiment de talents derrière les bureaux ?

On peut véritablement savoir dans Sunderland ’til I die ce qui se produit derrière le rideau mais jamais vraiment sur la pelouse parce que les matchs sont très très condensés. Normal, tu peux pas spécialement montrer du football quand t’as 46 matchs de championnat + Coupes dans 8 épisodes de 40 minutes. On a vraiment notre œil que sur le management et c’est ce qui nous permet de savoir comment ils gèrent leur merde.

Le plus mauvais coach de l’histoire ?

Evidemment leur manière de faire peut se discuter mais on voit quand même que le club manque véritablement de savoir faire face aux crises. Certaines affaires sont gérées de manière enfantine et on est face à des décisions qui paraissent bêtes au vu des circonstances. Qui plus est, le club est tenu par un riche entrepreneur anglais, pas forcément enclin à entrer en communication avec le président de son club niveau décision. On est sur quelque chose de pas sain surtout quand viennent les décisions importantes pour le club aux intersaisons.

Tu te dis pourtant quand tu regardes tout ça, que si pas mal de choses n’étaient pas arrivées, le club serait peut-être dans une autre situation. Alors du coup, manque de chance ou de talent ? Faut faire son propre avis en le regardant.

UNE HISTOIRE HUMAINE SUR UN CLUB FOOTBALL, PAS DU FOOTBALL.

L’avantage et l’inconvénient (ça se débat) de Sunderland ’til I die, c’est que c’est une histoire sur le football sans que le jeu empiète sur la narration. Evidemment en tant que fan du jeu et de la tactique, je voudrais avoir la possibilité de voir aussi ce qui se passe concrètement sur la pelouse, dont la tactique du coach, pour me faire un avis définitif sur cette saison de Championship mais on me donne que finalement que l’aspect humain. Frustrant certes mais finalement quand on réfléchit, le drame que l’on ne montre jamais dans le football c’est ce que deviennent les gens quand un club doit opérer différemment en cas de relégation.

C’est toujours à peu près la même chose que l’on montre dans les médias quand on parle de foot : le talent, le succès, la richesse et les pubs. Oui mais qu’est ce qui se passe dans le football quand ça se casse salement la gueule ? Les joueurs morflent beaucoup mais un club de football c’est pas spécialement qu’eux, on parle aussi de boulots qui sautent pour rentrer dans le budget. Cet aspect la est montré avec beaucoup de pudeur et de respect (encore heureux tu me diras) mais on comprends que travailler dans un club de football, c’est pas de tout repos nerveusement pour les gens qui ne sont pas la pour mettre 20 buts dans la saison. Pour ça, Sunderland ’til I die touche un point que peu de gens ont abordé et c’est ce qui fait la différence avec tout le reste.

CONCLUSION

Petit OVNI donc que Sunderland ’til I die. On peut tout à fait reprocher à la docu’ série de ne pas spécialement être complet sur quelques aspects mais on comprends bien mieux ce que représente le football dans une communauté qui n’a que ça pour s’enorgueillir. Quand on coupe une source de fierté à une ville qui n’a que son club de football pour bomber le torse, on fait revenir un peu le démon d’un quotidien pas facile et morose. Ce qui n’empêche pas certains irréductibles de garder le blason sur le torse parce que finalement quand t’es anglais et que t’es fan du club de ton coin, y’a rien qui puisse t’en faire démordre.

J’ai vraiment bien aimé à titre personnel et je serais curieux d’en parler avec des gens qui ont aussi dosé la série. Vous pouvez toujours utiliser les commentaires Facebook et sinon vous avez toujours :

Le Discord du Coin du Bourrin à cette adresse https://discord.gg/fJwa6Wd

Discord c’est gratuit, c’est cool et vous pouvez l’ouvrir dans une fenêtre Internet si ça vous fait chier de l’avoir en appli sur PC. Ca fonctionne très bien aussi sur téléphone et c’est aussi gratuit sur Google Play donc aucune excuse de pas nous rejoindre et avoir du lol en barres avec les types les plus stylés de l’Internet.

A bientôt les bourrins.

Publié par Hooligan Sensible

Rédac-chef de ce bordel.

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