Aujourd’hui, pas de rappel que les japonais ont cette tendance à vouloir massacrer tout ce qui se trouvent autour parce que c’est bien connu qu’ils ont un petit pays (ou pénis, c’est au choix). On parlera pas non plus de leur faculté à être un des pays les plus stricts qui soit, où la simple possession de marijuana peut t’envoyer en taule pendant 5 ans avec des travaux forcés, mais qui prend un panard pas permis à voir un gars se faire courser par un putain de dragon de komodo. Oui le japonais est à la fois très traditionnel, mais il aime aussi plus que de raisons les groupes de « rock » où les membres masculins sont à peine différentiables d’une nana.

Tu l’auras compris, le Japon, c’est le bordel.

CELA DIT, malgré toutes ces bizarreries, le Japon a toujours su tirer son épingle du jeu dans tout ce qui touche à la violence envers autrui. Dit comme ça, t’as peut-être l’impression qu’ils se trucident à longueur de journée mais je te parle de sports de combat, de pains, de cassage de bras suivi de doigts d’honneur sous un tonnerre d’applaudissements. Le Japon, c’est le pays des mecs qui essaient depuis la nuit des temps de trouver une façon originale de défoncer leurs prochains. On remonte un peu dans le temps pour te faire comprendre.

LE KYOKUSHINKAI, L’ART DE T’ENFONCER LE TORSE

Honnêtement, si un jour t’as envie d’atteindre le niveau de puissance de Ken le Survivant, tu dois pratiquer le Kyokushinkai. En gros, le Karaté a des variantes comme le Shotokan et la plus violente de toutes s’appelle le Kyokushinkai. Coups dans le torse, high kick dans la tronche, précision hallucinante et puissance phénoménale. En plus d’êtres des armes humaines, les types ont une volonté à toute épreuve et un entrainement peut être un combat contre 10 adversaires à la chaîne. Comme en France, on est des gros fragiles qui préfèrent faire du Judo parce que c’est un art pacifique, on en parle pas tellement alors que le Kyokushin est la quintessence du combat martial traditionnel à tous les niveaux (à rang égal avec le Muay Thai mais on parle du Japon, tu comprends le délire). Voila 40 minutes bien grasses de KO pour vous divertir.

STRONG STYLE, LA BRUTALITÉ AU SERVICE DE L’ART

Le Strong Style au Japon est une philosophie qui a engendré quelque chose qu’on adore par dessus tout sur le Coin du Bourrin: la MMA.
En gros, depuis que le catch existe (car oui, le catch japonais est l’ancêtre de la MMA, accroche toi tu comprendras), les japonais ont toujours essayé de faire évoluer l’art en y implémentant l’idée d’évolution dans les mœurs et dans ce que le public considère comme crédible. On met pas de pains dans la gueule, même « pour de faux », aujourd’hui comme on le faisait en 1920. Cette recherche de perfection d’un art se traduit également dans la volonté de montrer une facette plus brutale de l’art, le Strong Style. L’idée, c’est que les catcheurs sont de vrais combattants et qu’ils sont tout à fait capables de prendre un coup plus fort dans la gueule que ce que le catch propose habituellement. Pourquoi ? Pour rendre l’art plus crédible et implémentant de nouvelles émotions, pour que la notion de courage également entre en jeu. Un catcheur capable de se relever avec des coups légitimement brutaux est, dans tous les standards imaginables, un mec courageux. Une philosophie qui s’est définie dans les années 70 grâce à Antonio Inoki, le fameux mec qui a disputé le premier de MMA (déja) de l’histoire contre Mohammed Ali. Un mouvement unique qui s’est traduit dans les années 90 par la création de la première organisation de MMA du monde et qui existe encore de nos jours. Crois-moi, regarde la vidéo, tu ne peux que kiffer.

PANCRASE INC. QUAND LE CATCH JAPONAIS INVENTA LA MMA

On attribue souvent la création de la MMA à l’UFC, et son fameux premier événement qui est une sorte de mélange de tous les sports de combat où chacun campe son style. L’événement était d’ailleurs orchestré de cette manière car il avait pour but de montrer par l’intermédiaire de leurs créateurs, la famille Gracie, la supériorité du Jiu-Jitsu Brésilien face aux  autres sports de combat. Seulement, le premier événement qui a eu lieu avec des règles de MMA fut la Pancrase. Créé par des catcheurs adepte du Strong Style et versés dans les sports de combat comme Minoru Suzuki (encore actif au catch d’ailleurs) et Masaktasu Funaki, l’organisation est légitimement la première organisation de MMA de l’histoire avec un événement en Septembre 1993 tandis que l’UFC 1 a eu lieu le 12 Novembre 1993.
Les règles du Pancrase sont assez similaires au catch: pas de coups de poings fermés, pas de coups de genoux dans la tête au sol, pas de coups de pieds dans la tête au sol, on peut se sortir d’une soumission en attrapant les cordes (uniquement faisable 5 fois). Dit comme ça, ça parait un peu pédé mais rassure toi, les mecs s’envoyaient des briques. Laissons monsieur Bas Rutten, le pionnier du sport, vous montrer à quoi cela ressemble.

Le Pancrase est donc une petite révolution dans le monde du sport de combat. On peut soumettre, mettre des coups de pieds, des coups de poings, mettre KO de manière originale, créative et forcément, proche de la réalité. Etre champion au Pancrase est ce qui se rapproche le plus d’être le mec le plus dangereux sur terre, un peu comme on pourrait le dire aujourd’hui du champion du monde poids lourd de l’UFC. GG LE JAPON PUTAIN.

LE PRIDE FC. LA SÉCURITÉ DES COMBATTANTS ? ON S’EN BAT LES COUILLES !

Le Pancrase et l’UFC ont donc engendré ce qui sonne encore comme un mot doux dans les oreilles des fans de MMA, l’organisation PRIDE FC. Toutes les restrictions du Pancrase sont jetés à la poubelle. On peut mettre des pénaltis dans la tronche de son adversaire, mettre des coups de boule, être le plus dégueulasse à part s’enfoncer les couilles à coup de poings. Comme toujours, c’est dans le chaos qu’on trouve aussi parfois de la beauté. Nogueira, Silva, CroCop et le Roi des Rois Fedor Emelianenko à qui on avait déjà dédié un article à l’époque ont fait parti de la première génération des superstars de la MMA qui ont développé l’idée de techniques effectives et qui ont mis le sport devant le pif de tout le monde. Une grande époque qui a vu également une exception naître de tout cela: Kazushi Sakuraba. Le fameux paradoxe japonais. Inventer des sports pour finalement se faire dépasser dedans par l’occident. Sauf que Sakuraba, lui, s’en bat les couilles. Un phénomène du combat qui a porté à lui seul le programme au Japon et qui a permis à l’organisation d’évoluer. Les japonais aiment bien les gaijins (en gros les blancs étrangers) mais ils préfèrent quand ils perdent, du coup Sakuraba a été vu comme une sorte de messie dans le paysage du Pride et a eu des batailles dantesques contre les Gracie. Une vraie putain de légende.

La Japon, c’est vraiment spécial comme tu l’as remarqué. Quand leurs voisins coréens s’amusent à rouler la planète sur les jeux video genre Starcraft ou établissent des empires comme Samsung, les japonais eux pensent d’abord: BOURRE-PIF, HUMOUR A BASE D’HOMOSEXUALITE ET PORNO AVEC DES TENTACULES. Si on devait être honnête, ils font cela particulièrement bien.

A bientôt les bourrins.

Publié par Hooligan Sensible

Rédac-chef de ce bordel.

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