greenroom

La peur de l’inconnu, c’est quelque chose d’assez fréquent, nous sommes tous d’accord ( et c’est pas Donald Trump et son amour de la mixité culturelle qui va nous faire changer d’avis). La peur, l’angoisse ont un dénominateur commun, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on ne connait pas. Et c’est tout l’intérêt de cette chronique double (on parle pas de critique, depuis quand l’art appartient à une seule tête pensante vieux reac’ de l’académie Française !) d’identifier de manière différente la construction de la tension, de la peur, par le non visible, par l’inconnu, et par la contemplation lente qui s’associe à la violence.

the witch screen

Alors si vous vous posiez la question de « c’est quoi qu’on va regarder dans notre salon en cuir de cerf, avec nos lampes recyclables », pas une putain d’émission de Morandini en tout cas !! RIP IN PEACE ma gueule, ton émission est mauvaise ils auraient du t’arrêter pour ça bien avant.
Donc si vous ne savez pas lire, petite piqûre de rappel, la maintenant on parle de The Witch de Robert Eggers et Greem Room de Jeremy Saulnier et rien  à foutre que tu connais pas, hormis Spielberg tu crois que ton père connaissait Friedkin, bien sur que non, c’est à peine s’il a compris la cuillère alors un nom !
Les films appartenant soit au thriller, soit au film d’angoisse il parait donc logique que la contemplation associée à des passages de violences marquera plus le spectateur et donnera un impact plus dur au travers de l’œuvre. Et c’est là que les bonnes idées de mise en scène apparaissent, car filmer la violence d’une boite de Skin-Head dans une clairière calme et verdoyante, ou alors enregistrer l’horreur que vit une famille chrétienne face aux pouvoirs du malin dans une nature froide, envahissante ne peut qu’effrayer à travers  le silence (CF ma dernière séance de ciné, apprenez à fermer vos gueules en salle!!!)
Ne pouvoir identifier la menace dans The Witch, on de subir une attaque par des inconnus pour des raisons qui ne concernent pas les protagonistes dans Green Room, de base le récit impose de se retrouver perdu face à l’agresseur. Et c’est ainsi qu’aller chercher de l’eau avec son frère, acte anodin, peut devenir une réelle scène de tension face au danger  qui guette entre les arbres d’une forêt environnante .

Alors soyons clair, pour de nombreuses personnes, The Witch paraitra obsolète, au plus un caprice d’étudiant en cinéma, mais c’est là mal comprendre le travail du réal.
Nous suivons un couple dévot et leurs enfants au XVII siècle, la peur est déjà dans le contexte historique très différente de nos canons de l’angoisse, et surtout qu’est ce que angoisse veut dire? Nous en avons parlons lors de la dernière chronique sur The Conjuring 2 Avec le doute qui développait la peur chez le spectateur.
Dans The Witch la peur vient justement de sa présence quasi-inexistante dans des plans souvent contemplatif ou les décors vastes nous perdent sous une quantités de détails.
Dans Green Room c’est le calme après la violence gore qui effraie, de la beauté des arbres aux corps massacrés sous la violence des coups, c’est cette beauté calme, muette et froide qui ne nous protégera pas des skin-head assoiffés de sang.
Le quotas de vulgarité n’atteindra pas son apogée aujourd’hui, mais pour ravir ceux qui penseraient que ses films ne sont que trucs pour les vieux puristes qui ne citent que Wes Craven et Cie, sachez que l’avantage de l’art c’est sa pluralité créatrice, et que regarder Sharknadow ne vous donne pas de crédibilité, vous avez seulement l’air con !

greenroomscreen

La réalisation des deux films est intéressante, d’un côté nous avons une lumière naturelle qui vient éclairer de vaste forêt, et de l’autre un jeu entre lumière sombre et clair obscure qui inquiète par le peu de visibilité. Niveau acteur, les deux sont bons, entre une famille religieuse (mention spéciale au père pour sa voix et au frère pour sa manière de jouer) et un groupe de Punk marginal et attachant, le taf est fait jusqu’au bout.
Pour ce qui est de la musique, elle est plus marquante dans The Witch, elle est plus une entité, dans Green Room  elle est surtout un instrument narratif, bien qu’elle accompagne très bien les scènes violentes ( en même temps le morceau s’appelle hachoir à viande, comment elle pourrait pas être plus logique, wesh!!! tu veux quoi du Booba dans un Godard!?).
Alors vous pouvez laisser votre cul assis sur une chaine pendant 1h30 sans que l’absence d’explosion ne vous files des vers, alors sautez sur l’occasion, et pour les gros bourrins en manquent d’hémoglobine ( c’est un peu le but du site non? bon dieu aurais-je faillis à ma mission), matez Hardcore Henry, un film Russe plus que sympa, et qui j’en suis sure vous ravira les mirettes !!!!

PS: A moins que tu ais fais un réquisitoire contre Call Of, alors là mec, t’attends quoi pour quitter cette page !?

Publié par graisseuxscribouillard

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