L’horreur du doute!

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Pour tous les rageux qui s’énervent devant leur écran de télévision parce que leur équipe d’amour perd, je vous invite à vous rendre dans votre cinéma la plus proche et de défoncer la gueule des personnes de moins de 16ans en salle, brisez moi donc cette population d’ignares qui ne méritent pas le droit de profiter de film!!!

Mais là n’est pas la question, aujourd’hui on va s’attarder à un film de genre, le film d’horreur. Alors toi le puriste qui me sort que depuis Evil Dead on n’a rien fait de mieux en film d’horreur, tu prends la bouteille de 3 Rivières que je vais te balancer et tu te la mets ou je pense, CAPITO ?! Quant au décérébré qui me sort  « un film d’horreur des années 80, comment ça doit pas faire peur, et ça doit être mal fait », sache que ta mère est sur placelibertine.com et que j’ai rencard avec elle quand tu pars te faire chier sur Brest.
On va bazarder l’évidence, les influences tel que L’Emprise de Sidney Furie, le côté expressionniste pour ce qui est du Design des entités, James Wan est un mec qui puisse dans l’imagerie horrifique du cinéma pour la renouveler.
Et ça marche bon sang, que ce soit au niveau de l’ambiance pesante par le rythme lent, par le cadrage qui est un point important du film, et par les effets de montage ( l’équipe technique à du s’éclater là dessus), l’alchimie fonctionne, le film est angoissant, prenant, bref du point de vue de la réalisation il tient la route.
Pour ce qui est du cadrage, James Wan à eu l’excellente idée de semer le doute régulièrement dans sa composition, que ce soit par le choix de centrer les personnages et les entourés d’espace vide qui laisseraient plausiblement sortir les antagonistes, semant le doute et l’effroi dans notre lecture de l’image; par le jeu de flou ( putain un mec qui gère bien le flou) qui permet au delà de garder le mystère, d’accentuer notre imaginaire car le flou participe à ne créer qu’une forme, ce qui stimule notre interprétation sur ce à quoi pourrait ressembler la chose, et enfin de jouer avec les mouvements de caméra qui premièrement nous montre le dit lieu suspect, et enfin se resserre sur le personnage, créant une angoisse anxiogène face au prochain contre-champ qui va arriver.
Pour ce qui est du montage, Wan s’amuse à mettre un élément perturbateur dans le champ (un plan) et le contre champ (le plan qui surgit de l’autre côté), ce qui apporte un sentiment d’insécurité car le jumpscare n’est pas ici seulement question de tension et hop, non la tension est croissante par l’apparition d’un élément, tu penses que c’est bon, mais il est encore là, de l’autre côté. Le jumpscare est ici utilisé consciemment pour ne pas rester figé comme pré-requis. Pas de missionnaire, cigarette et dodo, ici tu fumes ta clope, tu gères ta go et tu dormiras demain!
Pour le scenario, ouais, on est d’accord il y a des trucs que l’on voit venir, des ritournelles scénaristiques qui restent un problème du film de genre, mais dans la globalité de l’œuvre, l’histoire tient la route. Le but du film est de semer le doute, et jusqu’au dénouement, on se pose les questions car Wan a sans doute ( si je ne surinterprète pas ) eu l’idée de demander à ses acteurs de jouer certaine scène de manière à paraitre grotesque, comme ci
les dialogues se moquaient de nous, nous rendant évident ce qui au final est l’inverse.
Si je peux, ce sera en VO que je regarderais de nouveau ce film, afin de voir si le doublage français est vraiment le problème de certaines lignes de texte ( la mère est parfois très mal doublée).
Pour ce qui est du reste, les acteurs sont bons, le duo du couple Warren fonctionne bien, on s’attache à eux, par leur union, leurs souffrances communes et l’espoir qu’ils transmettent.

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Ce que j’ai ressenti dans la salle, c’est que certaines personnes ne comprenaient pas
le travail de mise en scène, mais pourtant ils étaient sensible au film, et là c’est une réussite pour un réalisateur, quand le public ne perd pas le fil sous les procédés techniques, mais est pour autant touché par ces derniers.
Et malgré une séance désastreuse où mon équipe et moi même avons du exterminer un nombre certains de fiottes en culotte courte ( et si tu associe encore fiotte aux homosexuels, t’attends quoi pour faire ta carte du FN, dinosaure réactionnaire partouzeur de droite !) le film a quand même eu un très bon effet sur moi.
Alors « vous voulez vous faire  un frisson » comme disent les gars qui ont eu un orgasmes en taillant leurs crayons dans leur bureau dégueu, avec des claviers ergonomiques, et des sièges pour le dos parce qu’ils passent le cul assis comme des ventouses de chiotte, allez au ciné, matez The Conjuring 2, et passez un bon moment, le cinéma de genre reste un cinéma avec des capacités techniques et scénaristiques qui évoluent, et s’enfermer en tant que spectateur dans le prisme du « c’était mieux avant », c’est participer à la difficulté de faire évoluer ce genre (mais ça va pas l’arrêter pour autant).

PS: celui qui parle en ayant vu le film en streaming sur sa tablette de P4, je t’attends devant ta porte.

 

Publié par graisseuxscribouillard

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