Une semaine bien agitée et beaucoup de réflexions. Pour les deux mois du CDB, on vous présente un artiste extrêmement talentueux qui nous vient de Belgique. Et ce sera très certainement le dernier avant un moment ! On va se consacrer à d’autres façons d’aborder cette section « Gonzesses », et on va terminer avec le plus beau chant de cygne qu’il nous a été donné. Rencontre avec un artiste qui a autant de talent que d’humour.

Artiste de la semaine: Eric Gillard

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 CDB – Avant toute chose, je tiens à te dire que je te trouve ravissant tout nu ! C’est la première fois que je vois quelqu’un faire un autoportrait et se donner à ce point la. C’était quoi l’idée derrière ces clichés ?

Eric Gillard – (rires) Merci, pourtant mon corps commence à faner (rires). Tout d’abord je tiens à signaler que je réalise assez souvent des autoportraits où je suis nu, c’est une manière de me mettre en scène sans artifice, je n’ai plus que mon corps et la lumière pour tenter d’exprimer ce que je veux faire passer à travers mes clichés.

Mais pour cette photo de moi nu au sommet d’un terril qui a fait le « buzz », cela part d’un clin d’oeil que j’ai voulu faire à mes fans : Le 31 décembre 2015 après midi il faisait 14 degrés à Charleroi, et je me suis dit « on pourrait presque se balader à poil à Charleroi… Presque ? Pourquoi presque ? Faisons-le ! » C’est donc comme ça qu’est née la photo qui allait souhaiter la bonne année à tous mes followers sur Facebook et Instagram. Ensuite la page communautaire Carolofornie s’en est emparée, m’a mis au défi de réaliser une version féminine, ce que j’ai fait 3 jours plus tard.

CDB – Je ressens beaucoup de choses quand je vois tes clichés, mais le sentiment dominant la plupart du temps c’est la mélancolie. Beaucoup de photos noir et blanc, une ambiance feutrée, des expressions pensives. Est-ce que c’est quelque chose de voulu ?

E.G: La photo est un exutoire et un moyen d’expression, c’est un petit peu ma vie et mon état du moment qui passe à travers mes clichés.
On y retrouve mes joies, mes peines et tous mes démons. Donc oui de la mélancolie, de la colère régulièrement aussi.

J’aime ce côté intemporel qu’a le noir et blanc, j’aime son côté « sans artifice » qui oblige à bien choisir sa lumière pour réussir un cliché et puis c’est raccord avec le fait que je fais toujours du noir et blanc en argentique que je développe moi même.

Ces derniers temps j’ai travaillé un petit peu plus en couleur, j’avais envie d’expérimenter d’autres ambiance, mais mon coeur tant à revenir au noir et blanc, je pense même contraster d’avantage pour retourner vers des clichés plus « vrais ».

CDB –  La photographe de la semaine dernière nous a expliqué qu’elle était fascinée par la femme, et Capture d’écran 2016-05-01 à 22.33.43la dépeignait comme quelque chose de majestueux. Comment tu définirais ton travail avec la femme, et pourquoi est-ce qu’elle t’inspire tant ?

E.G: La femme est un sujet d’inspiration depuis la nuit des temps, moi la femme je l’aime autant que je la crains, alors je la photographie un peu dans tous ses états tel un spectateur, mais en essayant de montrer à ma manière ce que je vois de plus beau chez elle… En quelque sorte je suis un amoureux des courbes et de la lumière, je ne trouve rien de plus fascinant que de modeler la lumière sur les courbes d’une femme. La plupart des modèles avec qui je réalise du nu sont devenues des amies au fil du temps, quand on fait des clichés tel que les miens c’est toujours plus facile de travailler avec les mêmes modèles sur le long terme, cela permet de bien se connaitre et d’installer une relation de confiance.

CDB – On passe aux dernières questions, toujours très importantes. 
Selon toi, qui gagnerait dans une grosse baston de rue entre Salvador Dali et Henri Cartier-Bresson ? Cartier-Bresson il avait une tête de casseur de tronche quand il était jeune.

E.G: Hum… Cartien-Bresson avait une tête de casseur de tronche, mais je vois bien Dali sautiller partout comme un petit singe pour échapper à l’agresseur ahaha.
J’aime vraiment beaucoup Cartier-Bresson, il a réalisé des clichés magnifiques, mais j’adore Salvador Dali pour sa folie et son génie : match nul !

CDB – Est-ce que tu as un côté « bourrin » ?

E.G: Un peu oui, dans le sens fonceur, quand je travaille sur certains clichés je bouillonne parfois pendant des jours à tout préparer et retourner cent fois dans ma tête, puis un matin je me lève et je prends un modèle à la volée, je cours dans tous les sens jusqu’a l’aboutissement de la photo imaginée, un peu comme celles de la danseuse.

On remercie très sincèrement Eric Gillard pour l’interview et son humour. On ne pouvait pas espérer mieux pour clôturer cette catégorie Artiste de la Semaine.

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Vous pouvez retrouver l’intégralité du travail de Eric Gillard sur:Facebook
Sur son site officiel
Instagram
La page Beyond my Dreams

Si son travail vous intéresse, n’hésitez pas à lui laisser des messages de soutient sur ses différentes pages, çà vous coûte pas la peau des roubz et ça fait toujours plaisir.

Vous pouvez également le contacter via sa page Facebook si vous souhaitez travailler avec pour un shooting.

Publié par Hooligan Sensible

Rédac-chef de ce bordel.

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